On a testé le Menu Anniversaire au Walt's – An American Restaurant, avec le dessert Mickey 90 de Pierre Hermé | Disney Magical Blog

On a testé le Menu Anniversaire au Walt's – An American Restaurant, avec le dessert Mickey 90 de Pierre Hermé

La tradition de la gastronomie française suit une longue lignée de noms de chefs prestigieux, qui ont su préserver la tradition et créer leurs propres plats et desserts, faisant honneur au prestige de notre patrimoine.

Cette année, c'est le chef Pierre Hermé qui est mis à l'honneur à Disneyland Paris. À cinquante-sept ans, la réputation de ce chef dépasse les frontières : en 2016, il a été nommé meilleur chef pâtissier au monde par l'académie américaine du World's 50 Best Restaurants.

Cette année, pour célébrer le quatre-vingt dixième anniversaire de Mickey Mouse, il a créé, en collaboration avec Disneyland Paris, un dessert unique : une tarte au citron meringuée, en forme de Mickey : le Mickey Zest Party.

Ce dessert est en vente uniquement dans deux restaurants du Parc : le California Grill, et le Walt's – An American Restaurant. Sans surprise, il s'agit des deux restaurants les plus haut de gamme de la destination, jusqu'au 6 janvier 2019.

Aujourd'hui, nous vous amenons sur Main Street, U.S.A. Dans ce restaurant, pour tester le dessert de Pierre Hermé, il est impératif de commander un menu-carte : ce dessert n'apparaît ni sur la carte, ni sur les menus habituels du restaurant. Nous voilà donc parti pour commander le Menu Anniversaire : l'entrée, le plat mais également le dessert nous serons imposés pendant cette expérience culinaire !

Retrouvez une version en PDF du Menu Anniversaire du Walt's – An American Restaurant. Nous vous avons également préparé une version PDF de la carte régulière du restaurant, au cas où vous souhaitiez une autre expérience ou encore pour connaître la liste des cocktails, boissons, bières et vins proposés par le restaurant.

Ce menu est construit avec trois intitulés, qui font référence à des films où apparaissent MIckey Mouse, depuis Steamboat Willie, le premier film, sorti le 18 novembre 1928, qui marque la date de naissance officielle de la plus célèbre des souris.

Une fois n'est pas coutume, nous allons vous détailler notre expérience à l'envers : nous allons commencer par le dessert, et terminer par l'entrée.

Pourquoi ? Pour une raison très simple : on voulait terminer cet article sur une bonne note, et le dessert de Pierre Hermé est une vaste blague culinaire. Un pastiche, qui ne mérite pas sa présence sur la carte du restaurant.

Mickey Zest Party

Disney avait déjà invité des chefs prestigieux à faire des menus d'exception, on vous avait invité à suivre avec nous l'expérience de la Pomme empoisonnée de Cédric Grolet qui avait été servie à Petit Jean. C'était alors un énorme succès, mais cette fois-ci : ça ne marche pas.

Commençons par le biscuit de ce Mickey Zest Party : première déception, il n'est pas vraiment raffiné. On dirait un shortbread industriel, sans saveur ni arômes. On aurait aimé un peu de folie, une saveur pour contre-balancer l'amertume de la crème au citron.

Passons à la crème : elle est très acide, et on ne ressent pas le citron. De plus, l'intitulé du plat indiquait qu'il s'agissait d'une tarte au citron meringuée, on la cherche encore : quelques petites pointes de meringue française, alors certes, ça fait très joli pour une photo Instagram, mais ce n'est pas ce que l'on mange.

Enfin, les oreilles : la blague continue. Si on aurait pu penser, à la couleur, que l'une serait au fruit rouge, on se rend compte qu'en fait, les deux sont en chocolat. Et quelle piètre réalisation : même un pâtissier en première année de CAP napperait un chocolat plus brillant que ce qui nous est proposé. Ici, l'aspect, sans être repoussant, n'invite pas à la rêverie : vous le voyez sur les photos, l'aspect est grumeleux, absolument pas lisse. C'est une évidence que le chocolat n'a pas été tempéré avant d'être moulé, et au prix du menu, c'est très surprenant.

Le pire pour la fin : l'étiquette avec le PH du logo de Pierre Hermé est… en carton. Il y a une règle dans la gastronomie haut-de-gamme : tout ce qui est sur l'assiette se mange. Dès lors que vous allez dans un restaurant gastronomique ou dans un restaurant étoilé, cette règle est intangible, et dans tous les pays. Par quel miracle Pierre Hermé a-t-il pu passer à côté de cette règle élémentaire ? Comment le Chef du Walt's a-t-il pu laisser passer cette erreur grossière ?

Notre verdict sur ce dessert ne vous surprendra pas : on vous déconseille fortement de le commander. Il manque totalement de cohérence et d'équilibre, et Il n'en vaut juste pas le prix. Prenez n'importe quel dessert vendu sur Main Street, U.S.A dans un des restaurants au service au comptoir, et vous en aurez davantage pour votre argent.

Maintenant que nous avons parlé du dessert, rassurez-vous : le reste de ce menu est tout simplement exceptionnel : suivez-nous pour découvrir notre plat, et notre entrée !

The Moose Hunt (1931)

Le plat est un clin d'œil au film The Moose Hunt, sorti en 1931. Il s'agit d'un plat terre et mer : un filet de bœuf et crevette grillés, polenta au Pepper Jack croustillant, jus de homard.

Allons droit au but : c'est savoureux, et que dire du sublime dressage avec la tête de Mickey ? Nous étions plusieurs à table ce jour là, et avons pu demander toutes les cuissons possibles pour le bœuf, de bleu à bien cuit. Toutes étaient parfaitement réussies, la viande était fondante et d'une intensité exceptionnelle.

À côté, les crevettes grillées sur leur lit de polenta apportaient une belle touche de fraîcheur. Petit bémol pour les beignets, qui manquaient peut-être d'un peu de peps.

Malgré tout, ce plat est une très belle réussite. On a tout dévoré avec un grand plaisir !

Steamboat Willie (1928)

Premier plat de ce parcours culinaire, l'entrée fait référence à la première apparition au cinéma de Mickey Mouse dans Steamboat Willie.

L'entrée, une Saint-Jacques grillée, purée de céleri truffée et tuile noire dentelle est savoureuse. La Saint-Jacques, de saison, est fraîche et fondante.

La purée de céleri est une bonne surprise : on avait une petite appréhension de retrouver un plat un peu amer, mais ce n'était pas le cas. Le croquant de la tuile noire dentelle donnait une petite énergie à l'entrée.

Une petite déception pour la tuile en forme de tête de Mickey, avec le petit clin d'œil des yeux qui dessinent un 90. C'est joli, mais ça ne s'accorde pas forcément au reste. Mais : c'est joli !

En conclusion : une très belle entrée et un un excellent plat, gâché par un dessert décevant

Ce menu est vendu au prix de 69€, avec les habituelles réductions Pass Annuel. Si c'est le prix que vous avez prévu pour une entrée et un plat, foncez : la qualité est au rendez-vous.

Hélas, on ne peut pas pardonner le dessert. Pour le prix demandé par Disney, c'est à notre goût une erreur impardonnable de proposer quelque chose de ce niveau dans ce restaurant. Cela décrédibilise tous les efforts établis par le nouveau Chef du Walt's – An American Restaurant depuis quelques années, ainsi que tous les efforts de la destination pour se débarasser de l'image de malbouffe qui lui colle encore souvent… et pas forcément à tort.

Un petit mot pour terminer : nous sommes un #blogindépendant

Conformément à la charte d'indépendance de ce blog, voici quelques précisions quant à la manière dont cet article a pu être rédigé.

Les auteurs de ce blog ont une activité salariée et ont payé sur leurs fonds propres leur Pass Annuel et toutes les dépenses, ce qui inclue celles réalisées au Walt's — An American Restaurant. Les membres Pass Annuel Infinity de notre table ont bénéficié d'un cocktail de bienvenue gratuit, ainsi que d'une remise de -15% pour l'addition. Aucun employé Disney n'a participé à l'élaboration de cet article, et les auteurs n'en ont tiré aucune compensation.